Borderlands

novembre 16th, 2009 Par Henry

Savant mélange de FPS et RPG, Borderlands s’essaye à un genre perilleux. En effet, avant lui déjà Bethesda nous avait fait le coup avec son Fallout 3, tentative de concilier l’univers de Fallout, RPG bien connu des amateurs du genre, avec un jeu de tir à la première personne. Après l’accueil mitigé reçu par Fallout 3, le pari était donc audacieux. Et les équipes de Gearbox l’ont relevé avec brio, et non sans quelques clins d’oeil au titre de Bethesda.

Le scénario est assez banal et laisse peu de place aux choix du joueur. L’action prends place dans un univers post-apocalyptique et le joueur sera mené à trouver des fragments de la clef ouvrant “The Vault”. Le joueur campe un chasseur de primes hanté par un visage féminin le poussant tout au long du jeu vers la quête principale. La majorité des quêtes est d’ailleurs d’un intérêt assez limité et revêtent un aspect FeDex (aller tuer machin, aller chercher 32 bières …). La customisation de personnages est elle même assez limitée pour un RPG, dès le début de l’aventure avec un choix qui se limite à 4 personnages faisant office de classes (Soldier, Hunter, Siren et Berserker) et ayant chacun un pouvoir distinct, et une personnalisation de l’avatar qui se limite à 3 choix de couleur pour différentes parties de l’habillement. On pourra aussi citer des fiches de personnages aux abonnés absents malgré un certain nombre de pouvoirs débloquables à l’aide des skill point gagnés en montant de niveau.  Pourtant, la sauce prends assez bien, grâce notamment  à l’envie de trouver le meilleur objet, le meilleur flingue  …

Car c’est là que réside toute la force de Borderlands, dans sa génération aléatoire de flingues et de mods, apportant toute sa dimension à ce jeu, et transformant le joueur en chasseur de primes avide de caisses et cherchant la perle rare. L’ensemble des objets que l’on peut trouver dans le jeu possède un certain nombre de propriétés. Les armes peuvent ainsi recevoir, outre leurs caractéristiques basiques (puissance, précision, vitesse de tir et taille du chargeur), un caractère élémental (feu, explosif, éléctrique ou acide) ainsi qu’un certain nombre de bonus et propriétés additionnels alors que les modificateur de classe permettent de gagner des bonus dans certaines compétences dépendant de l’arbre choisi, le tout étant généré aléatoirement et pour chaque arme ou objet que l’on va trouver dans le jeu (avec quelques constantes pour les armes et objets pris sur les cadavres des boss).

Le multijoueur est ici uniquement coopératif et permets de jouer jusqu’à 4 afin de profiter des capacités de chaque classe et d’augmenter un peu le niveau de difficulté, les ennemis devenant alors plus puissants et plus nombreux. Le niveau de difficulté est assez bas lors du premier parcours, terminer le jeu une première fois donnant accès à un “New Game +” offrant des ennemis plus puissant ainsi que de meilleurs objets à ramasser. On notera également que terminer une deuxème fois ouvre l’accès au 3eme playthrough dans lequel tous les ennemis sont level 50-51 ainsi que les objets à ramasser, pour les acharnés du loot !

Au niveau de la réalisation, le moteur d’Unreal Tournament 3 est ici méconnaissable. Le cell-shading donne un certain charme à l’univers de western post-apo qui nous entoure et le tout a beaucoup de charme, bien que les décors soient relativement répétitifs. Le tout reste de plus fluide sur des configurations modestes avec tous les taquets graphiques à fond et même en très haute résolution.

Au final on retiendra donc un bon FPS coopératif et surtout très addictif grâce à ses “87 Bazillion guns”

Screenshots : http://picasaweb.google.fr/H.GeaydeMontenon/Borderlands#

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